Quelle place pour l’agriculture bio en France : Segment de marché ? Ou alternative à l’agriculture conventionnelle ?

Pour animer cette séance de notre programme 2016/2017 sur les modèles de production face aux défis (économiques, sociétaux, environnementaux) nous avons sollicité deux intervenants pour approfondir le sujet de la production biologique.

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Atouts et faiblesses du (des) modèle de production français pour affronter un marché laitier dérégulé

Nos travaux 2015/2016 ont essentiellement été consacrés à l’analyse des causes de la crise du marché laitiers et du jeu des acteurs (UE professionnels gouvernement  et entreprises de la filière) ainsi qu’a la nécessité de rétablir des politiques de régulation. 

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Les exploitations laitières françaises sont-elles compétitives

La compétitivité est habituellement définie comme la capacité à conquérir et/ou à conserver des parts de marché en affrontant la concurrence aussi bien sur le marché intérieur qu’à l’export. Deuxième pays de l’UE exportateur de produits laitiers sur pays tiers, la France a nettement amélioré sa balance commerciale (3,7 milliards
d’euros en 2014) au cours de la dernière décennie grâce surtout au développement des exportations de fromages et de lait infantile. Cette participation grandissante aux échanges de produits laitiers en expansion tant au niveau européen que mondial, la solidité des débouchés sur le marché intérieur pour les productions de moyenne et haute gammes s’appuient sur différents atouts de la filière française en termes de compétitivité « prix » et « hors prix ».
Après avoir rappelé ces atouts et repositionné l’Union européenne et la France dans l’internationalisation des échanges des différents produits laitiers, l’objectif de cette communication est de présenter une analyse comparative de la compétitivité « prix » à l’amont de la filière, du coût de production du lait en France par rapport à d’autres pays
de l’Union européenne (Allemagne, Danemark, Irlande et Pays-Bas) ou plus lointains (Nouvelle-Zélande, Californie et Etat de New York aux Etats-Unis). Tout particulièrement dans l’Ouest (principal bassin laitier français), le coût de production du lait en France est favorisé par une bonne maîtrise des intrants. Néanmoins cette forte autonomie pour l’alimentation des vaches laitières pèse aujourd’hui sur le niveau moyen de productivité du travail et le coût de production par l’importance des fourrages désormais principalement cultivés et récoltés.

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Les emplois directs et indirects liés à l’élevage français

La mesure des emplois dans un secteur d’activité est un indicateur clef, en particulier dans la situation économique actuelle. Pourtant, concernant l’élevage et les activités qui lui sont liées, tant l’abondance de chiffres contradictoires dans certains cas que leur absence dans d’autres montraient la nécessité de mettre en œuvre des
moyens nouveaux pour obtenir des résultats fiables et précis. L’étude menée par le GIS Élevages Demain a abouti à la quantification des emplois liés aux élevages français, directs (dans les élevages) et indirects (autres activités).
L’analyse des emplois des exploitations agricoles a permis de distinguer la part de la main-d’œuvre et de calculer le nombre des équivalents temps plein employés dans chaque type d’atelier : bovin viande, bovin lait, ovin viande, ovin lait, caprin, porcin, volaille…
Par ailleurs, par la mise au point d’une méthode basée sur l’évaluation du niveau de dépendance vis-à-vis de l’élevage des différents acteurs économiques concernés, le périmètre des emplois indirects a pu être délimité de manière précise. Alimentation animale, santé, génétique, bâtiment, industries agroalimentaires… 135 types
d’acteurs dépendants de l’élevage ont ainsi été identifiés dans ces secteurs. Pour chacun d’entre eux, le nombre d’emplois liés à l’élevage a été estimé sur la base de sources statistiques, d’enquêtes professionnelles et/ou d’évaluation à dire d’expert. Les emplois concernés ont été classés selon leur niveau de dépendance à l’élevage.
Le type d’élevage auquel sont rattachés les emplois indirects a également été distingué.

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la gestion de la forêt française métropolitaine

Nous nous intéresserons aux problématiques de production de bois d’œuvre et de bois de feu, ainsi qu’aux externalités environnementales que génèrent nos massifs forestiers, à savoir la conservation d’une riche biodiversité et la protection de diverses
ressources naturelles dont l’eau notamment. Tout cela dans le contexte du changement climatique.
Nous traiterons aussi le volet social et économique, avec la sous exploitation de notre forêt qui se traduit par un déficit annuel de notre commerce extérieur de bois de 6,5 milliards d’Euros et un gisement d’emplois potentiels divers décentralisés et répartis
sur une bonne partie de notre territoire, ignoré !

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La rente foncière

« La problématique de la rente foncière avait connu durant les années 1970-80 une éclipse, notamment dans le champ de la science économique. La crise du régime fordiste en constitue l’une des explications centrales. Une telle problématique semble resurgir depuis le début des années 2000 à la faveur de l’envolée de certains prix liés au foncier, et tout particulièrement l’immobilier. Il faut y voir l’impact du modèle de croissance centré sur la finance international. On sait en effet que la financiarisation des économies a ouvert la voie à une ré-appropriation du foncier, mais aussi des sous-sols dans lesquels sont puisées les ressources énergétiques et minières. Un retour sur la question de la rente s’impose donc. Pour effectuer ce retour, il convient de puiser dans l’histoire de la pensée économique, dont on connaît la richesse des controverses au sujet de la rente. L’intervention offrira l’occasion de se replonger dans des débats passionnés et passionnants et qui furent constitutifs de la formation de la science économique. » (Th. Pouch).

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