Atouts et faiblesses du (des) modèle de production français pour affronter un marché laitier dérégulé

Nos travaux 2015/2016 ont essentiellement été consacrés à l’analyse des causes de la crise du marché laitiers et du jeu des acteurs (UE professionnels gouvernement  et entreprises de la filière) ainsi qu’a la nécessité de rétablir des politiques de régulation. 

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Les exploitations laitières françaises sont-elles compétitives

La compétitivité est habituellement définie comme la capacité à conquérir et/ou à conserver des parts de marché en affrontant la concurrence aussi bien sur le marché intérieur qu’à l’export. Deuxième pays de l’UE exportateur de produits laitiers sur pays tiers, la France a nettement amélioré sa balance commerciale (3,7 milliards
d’euros en 2014) au cours de la dernière décennie grâce surtout au développement des exportations de fromages et de lait infantile. Cette participation grandissante aux échanges de produits laitiers en expansion tant au niveau européen que mondial, la solidité des débouchés sur le marché intérieur pour les productions de moyenne et haute gammes s’appuient sur différents atouts de la filière française en termes de compétitivité « prix » et « hors prix ».
Après avoir rappelé ces atouts et repositionné l’Union européenne et la France dans l’internationalisation des échanges des différents produits laitiers, l’objectif de cette communication est de présenter une analyse comparative de la compétitivité « prix » à l’amont de la filière, du coût de production du lait en France par rapport à d’autres pays
de l’Union européenne (Allemagne, Danemark, Irlande et Pays-Bas) ou plus lointains (Nouvelle-Zélande, Californie et Etat de New York aux Etats-Unis). Tout particulièrement dans l’Ouest (principal bassin laitier français), le coût de production du lait en France est favorisé par une bonne maîtrise des intrants. Néanmoins cette forte autonomie pour l’alimentation des vaches laitières pèse aujourd’hui sur le niveau moyen de productivité du travail et le coût de production par l’importance des fourrages désormais principalement cultivés et récoltés.

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